Le
Creusot (Saône et Loire) - 22 et 23 septembre 1979
(épreuve
internationale hors championnat de France)
Placée sous le signe de
l'originalité, cette épreuve hors championnat se
dispute
par équipe de trois pilotes se relayant à tour de
rôles pendant une ronde infernale de quatre heures en guise
de
finale...
L'équipe de l'ASA du Creusot remporte la victoire
malgré
une vaillante équipe Suisse qui termine dans le
même tour.
Résultats :
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Noms
des pilotes |
Tours |
|
|
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| 1 |
Gilles
Blaszyk, Raymond Ducroux, Bruno Franco |
133 |
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2 |
Kurt
Würmli, Peter Weber, E. Bolis |
133 |
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3 |
Jean-Claude Vignac, Jacques Hanon, Antonio Franco |
? |
Le film de la course...
Baptisée pompeusement finale du trophée
européen alors que celui-ci ne comporte que cette seule et
unique épreuve, celle-ci se déroule selon une formule
plutôt inhabituelle en 2CV cross :
Cent-soixante-deux pilotes sont engagés, répartis en
cinquante-quatre équipes de trois. Ils représentent sept
nationalités. Après les essais
chronométrés, seulement trente équipes sont
admises à participer à une ronde infernale de quatre
heures le dimanche après-midi.
La sélection est rude, les temps des pilotes étant
relativement serrés : quatre secondes seulement séparent
le meilleur temps du dernier. Le meilleur temps est
réalisé par le pilote local Bruno Franco, devant son
coéquipier Gilles Blaszyk à un dixième de seconde
seulement.
Une finale consolante est prévue le samedi après-midi
pour les pilotes non qualifiés, précédée de
deux demi-finales (A et B). Elle est remportée par le Chalonnais
Maurice Chevalier qui, associé à ses coéquipiers
C. Jondeau et P. Garnier n'avait réalisé que le
trente-quatrième temps des essais. Maurice précède
le Marseillais Bernard Hours.
Lors de la grande finale proprement dite, trente équipages de
trois pilotes s'affrontent donc par manche de vingt-cinq minutes. Il
était initialement prévu huit manches, chiffre
ramené ensuite à cinq manches avant d'être encore
écourté dans la
pratique à quatre manches et demi...
Les équipes ont à leur disposition deux voitures, l'une
en course et l'autre en attente ou en réparation. Chaque pilote
doit participer à au moins une manche, et aucun n'a le droit de
participer à plus de deux manches consécutives.
L'ordre d'arrivée de chaque manche donne l'ordre de
départ de la suivante, et le nombre total de tours
effectués à l'issue de toutes les manches donne le
classement final de l'épreuve.
La première manche est remportée par la voiture n° 10
aux mains d'Antonio Franco, mais toutes les manches suivantes sont
ensuite dominées par la voiture N° 9 qui fait un cavalier
seul en tête, successivement pilotée par Bruno Franco,
Raymond Ducroux et Gilles Blaszyk.
La 2 CV N° 10 fait toujours bonne figure, que ce soit entre les
mains d'Antonio Franco ou de ses équipiers, Jacques Hanon et
Jean-Claude Vignac. On pense longtemps qu'elle va prendre la
deuxième place mais, dans la troisième manche, un ennui
mécanique lui fait perdre un tour.
C'est l'équipage Suisse composé de E. Bolis, Peter Weber
et Kurt Würmli qui, parti prudemment, profite de l'incident
grâce à sa grande régularité et qui investit
à l'arrivée la deuxième marche du podium.